Where the head goes, the body follows (clic for the itinerary)

Ce n'est jamais la fin

Toutes ces années à me morfondre, à me demander pourquoi j’avais ce mal de vivre. Ces années à ne pas être fier de moi, toutes ces années perdues à broyer du noir jusqu’à ce qu’un ami me donne un livre qui me parle d’introspection.

Un travail acharné à fouiller dans mes boîtes à souvenirs, à retrouver la joie, à être en colère, triste, mais surtout à retrouver le sourire parce que cette recherche intensive m’a permis de voir que j’avais eu une vie intense, belle et remplie d’aventures comme j’adore.


C’est fou, combien d’humains peuvent dire qu’ils ont fait près de 10 combats dans l’UFC. Combien peuvent dire qu’ils ont eu une carrière de 10 ans et près de 40 combats sans avoir de blessure majeure.


J’en suis un des vieux de la vieille, un Old School, un OG (original gangster).


Sérieusement énormément de choses se sont produites en 10 ans, oui bientôt ce sera la date fatidique des 10 ans d’anniversaire de retraite.


Le temps du Covid a été une période d’apprentissage intense, une période de changement et une période où je m’étais dit que j’allais foncer coûte que coûte, mais pas comme une tête pas de poule. Oui, foncer pour atteindre mes objectifs comme j’ai toujours fait. Nous sommes pas mal tous dans le même bateau, avec toutes ces fermetures et ces complications avec le CPU et les confinements.

Vous savez, j’aurais pu me dire ah pis d'la marde, je me christ sur le chômage voir le BS. Sérieusement, je suis un ancien de l’UFC, je suis entraîneur, je travaille dans le monde du cinéma, ma compagnie est enregistrée pour faire des conférences et je faisais une marche pour une bonne cause. Une marche à mes frais, où certains individus avec un grand coeur m’avaient aidé. MERCI!!!!


J’avais des choix pour avoir du travail dans de belles compagnies avec un salaire décent, un travail propre et pas trop difficile physiquement. Imaginez, vous êtes le responsable de l'embauche et vous avez un coucou devant vous qui vous demande un poste jusqu’en février puisque cette marche, il veut la faire absolument, c’est clair que si le suicide ne vous a jamais touché, vous allez vous en foutre un peu de son projet de débile et vous ne le rappellerai pas.


J’ai finalement fait affaire avec une agence et ils m’ont trouvé un travail, un job qui est classé prioritaire, donc qui ne fermera pas en confinement. Un travaille qui me mettra en forme, à marcher, voir courir, sauter et lever des objets. Si je ne fais rien de ça, je dois rester accrocher derrière le camion et forcer encore tout en prenant de l’air.


Pour vrai, j’ai le goût d’avoir honte, mais je n’ai pas l’énergie d’être gêné. Pour certain, j’étais un héros à l’UFC et maintenant, je serais un zéro qui ramasse des vidanges. 


En me regardant dans le miroir, je vois un homme qui travaille fort pour réussir son projet de 6 mois de marche, 191 jours sans salaire. Je n’écris pas ce message pour demander la charité et surtout ne pas faire pitié, ce projet est mon choix. J’écris ce message pour inspirer des gens à rester en vie et continuer à travailler fort pour avancer. Je veux leur montrer que même s’ils tombent ou s’ils reculent dans la vie, que ce n’est jamais la fin et qu’il faut continuer à se battre et faire les changements qu’il faut pour améliorer leur sort.


Pour faire ces recherches sur moi, demander de l’aide et améliorer ma perception de moi-même ça été un travail vraiment tough, mais oh combien bénéfique. 


Pour le faire, je devais être prêt à le faire de mon gré et être ouvert au changement. Soyez prêt à affronter l’adversité et à devenir plus fort. Ce sera lourd au début, mais plus vous avancerez, plus léger vous serez.

Leave a comment

English